Bonsoiiiir !
Nous voilà revenus de notre escapade d’une soirée. Ne me dites pas que vous n’avez pas lu attentivement mon dernier article, au début, je vous disais que j’aillais passer la soirée dans une petite ville au Nord d’Helsinki. Rappelez-vous (ou faites semblant au moins) !
Bon, alors, « Grand-mère Hoël, raconte-nous une histoire ! ». C’est peut-être ce que me demanderons mes petits-enfants un soir d’hiver au coin du feu. Alors je replongerai dans mes souvenirs de jeunesse, et une lueur de nostalgie heureuse au fond des yeux (à moins que ce ne soit l’éclat des flammes), je me mettrais à leur parler d’une soirée de janvier, ou peut-être était-ce de février, lorsque j’étais encore jeune, 21ans, je me souviens bien de ça (un anniversaire passé en Laponie, ça ne s’oublie pas !), et que j’avais passé une année en Finlande en Erasmus, ce que vous appelez maintenant « je ne sais quel nom de voyageur », vous verrez, vous aussi vous aurez l’occasion de vivre un an comme ça, dans un autre pays (à moins qu’à cette époque il n’ay ait déjà plus de frontières, qui sait ? ).
Et bien, ce récit, vous, lecteurs, j’ai l’honneur de vous le faire découvrir en avant-première…
« Je me souviens, je sortais de la première répétition de théâtre avec le Groupe Thespians. J’ai couru jusqu’à la gare et ai sauté dans le train. A cette époque, je ne sais pas pourquoi, je montais toujours dans les transports en commun haletante. Ca n’a pas changé d’ailleurs, j’ai gardé la forme au moins ! J’ai retrouvé mes 2 amis français dans le train, je crois que leur nom était Jean et Marie, il faudrait que j’aille sur leur Facebook, tenez, pour voir ce qu’ils deviennent (oui, à cette époque, les mamys sauront se servir de cette technologie).
Arrivés à… Hämeenlinna, si ma mémoire est bonne (avec les pilules qu’on mangera, on aura tout e notre tête évidemment), nous nous sommes dirigés vers la maison de notre hôte finlandais rencontré 2 semaines auparavant à une fête. Autant dire qu’on ne le connaissait pas vraiment.
Nous sommes entrés dans la maison et avons atteint partie habitée, après avoir grimpé un escalier bringuebalant, nous fûmes accueillis (quoi ? oui, je parlerai comme ça, et alors ?) par des chaussures présageant un bon nombre de personnes. En peu de temps, peu de temps, nous avons salué le nombre prédit d’invités, pas de chichis, accueil chaleureux et sans outre mesures. Et que ne nous voilà pas, nous, trois Français, réquisitionnés pour faire la pâte à crêpes, bavardant avec des roots finlandais, en Anglais, Français, et tentant de tenir les conversations en Finnois aussi.
Puis, une heure après, tout le monde se prépare comme pour une expédition polaire, l’endroit de la fête se trouve à 4km, et il nous faut nous y rendre à pied, dans la neige. Il ne faisait pas froid, « suprinsigly ». En chemin, nous apprenons à connaitre les gens avec qui on va passer la soirée dont on n’a aucune idée de la teneur, si ce n’est qu’on imagine qu’elle va être cool, comme les gens qui nous entourent.
On arrive près d’un lac gelé, une hutte se dessine, et on comprend, avec délice que c’est la que nous allons passer la soirée. Par une température négative au dehors, nous allons rire, pratiquer notre Finnois, parler de tout et de rien, langer des patates à la braise, chanter, faire des crêpes sur le feu, envoyer des vœux au ciel grâce à une montgolfière confectionnée main, nous geler les fesses dehors (car pas de toilettes, bien sûr), répondre une énième fois à la question « why Finland ? », passer une bonne soirée, et revenir, toujours à pied, dans la maison vers 5h30, pour se réveiller au matin et manger indien (i.e. épicé) au petit déjeuner, à 11h30.
Ca change des soirées Erasmus, et pourtant, nous nous sommes accordés pour dire qu’il n’y a que dans ce contexte qu’on aurait pu accepter ça. Jamais en France, nous n’aurions osé…
Et on l’a fait !
Hyvää yötä ystävät!
