Le Finnois, une langue difficile ? Non ! Il serait plus correct de dire une langue différente. Du fait de ses racines ouraliennes qu’il partage avec le Hongrois et l’Estonien pur ne citer que quelques exemples. Ainsi, il n’est pas impossible d’apprendre le Finnois. Au contraire, la logique est plutôt…. Logique ! Le plus laborieux est que seuls très peu de mots ont des racines communes avec les langues latines ou anglo-saxonnes, ce qui oblige à un apprentissage de vocabulaire assez conséquent !
Je commencerais par donner quelques caractéristiques du finnois :
- Pas d’article,
- et donc pas de genre. Un peu comme en Anglais.
- Beaucoup de suffixes pour exprimer tout un tas de choses.
Le mieux est de vous donner un exemple : dans ma voiture = auto +ssa (dans) +ni (ma) = autossani
- Beaucoup de prépositions également :
Ex : Lissan kanssa : avec Lisa
Lissan jälkeen : après Lisa
- Toutes les lettres sont prononcées, comme en Allemand. Il est d’ailleurs extrèmement important voire vital de faire attention à cette particularité de prononciation car beaucoup de mots sont quasi-homophones
ex : tapan = je tue ≠ tapaan= je rencontre
ex : tuli= le feu ≠ tuuli= le vent ≠ tulli= la coutume
- Tous les mots sont accentués sur la première syllabe. Et la phrase est toujours dite de la même façon, quelle soit énonciative, interrogative, avec peu être une petite nuance pour l’exclamative.
- La formation des mots est dite « agglutinante » c’est-à-dire qu’on compose les mots en les collants les uns aux autres, un peu comme en Allemand là aussi.
ex : rauta=fer + tie=rue + asema=station = rautatieasema = station de chemin de fer = gare !
ex (j’adore celui-ci !) : kirja = livre + sto= beaucoup = bibliothèque !
Et voilà, vous en savez déjà un peu plus sur le fonctionnement logique du Finnois.
La prononciation n’est finalement pas très difficile quand on fait attention à bien faire la différence entre les voyelles et consonnent courtes et longues. Le plus dur est le vocabulaire qui n’a aucune racine commune avec les langues latines dont on a l’habitude sauf pour quelques mots récents empruntés directement à l’anglais, c’est facile de les reconnaitre ; déjà, on les comprend, et puis il finissent la plupart du temps par « i ».
Entraîner vous:
Olen ulkomaalainen ja puhun vähän Suomea. (je suis étrangère et je parle un peu le Finnois)
Vivement la retraite!!!
Par Mum le 12 novembre 2008
à 6:19
La quasi-homophonie ça me fait penser aux kanjis en japonais : avec un trait de différence ça n’a plus le même sens !
Une langue = une façon de réfléchir de plus.
Et c’est bien.
Par Rex le 12 novembre 2008
à 6:29