Ce que je peux dire sur les étudiants, c’est que c’est un groupe social (waw, comment que je parle en sociologue !) très reconnu. On bénéficie ainsi de réductions allant jusqu’au considérable (ce qui est, il faut l’avouer, bienvenue vue le coût de la vie en Finlande, surtout dans la capitale) notamment en ce qui concerne les transports intra-Helsinki et dans toute la Finlande (-50%), les uni-café, les bibliothèques municipales, le sport etc.…
De plus, les professeurs sont souvent très attentionnés, du moins ceux que j’ai rencontré pour le moment. Et à l’intérieur même des facs, le confort est partout présent. Par exemple, devant les salles de classe il n’est pas rare de voir des « espaces fauteuils » pour l’attente, et des tables avec des tasses, du café et du thé. Des ordinateurs sont disposés un peu partout en libre service et tout plein de petites choses qui rendent la vie estudiantine agréable.
En retour, bien entendu, le travail et les efforts demandés doivent être soutenu et consciencieux. Certes les heures de cours peuvent paraitre dérisoires, mais le travail personnel pour préparer les cours est intense : à peu près un livre par semaine pour chaque matière. Les évaluations résident souvent dans la participation en classe, les rendus (essais, journal des cours, …) et exposés. Il y a aussi ces étranges examens sur des livres, c’est-à-dire qu’on n’a pas de cours, juste des livres à potasser et … je vous en dirai plus sur le type de questions quand j’aurai passé un de ces exams. La pédagogie vraiment pas mal réfléchie, ce qui fait de la Finlande l’un des champions européens dans le système scolaire. Les premiers cours que j’ai eu m’ont fait prendre conscience de cette excellence : participation obligatoire sous forme de débats par exemple, profs exigeants envers nous mais aussi envers eux-mêmes, groupes réduits (mais là je préfère émettre une réserve car c’est aussi que nous sommes étrangers et suivons donc les cours en anglais).
Pour plus d’infos:
http://www.helsinki.fi/university/
Mon expérience :
Parlons de moi à présent, parce qu’ils sont bien intéressants ces étudiants mais et moi dans tout ça ? Je ne suis qu’une toute petite partie du système informatique (et en plus avec une erreur dans mon nom !), mais au moins cela vous montrera quelque chose de concret.
Qu’on ne se moque pas, si durant la première période, j’avais tout juste 20h de cours (mais je vous ai parlé du travail à coté, et de ces exams sur nos lectures), la deuxième période qui va jusqu’à Noël est encore moins chargée en cours : en moyenne 10h par semaine, avec certaines semaines plus chargées pour cause de « cours intensif » (cela dit, les essais à rendre de cette période se rajoutent à ceux de la première période, ce qui m’empêche de m’ennuyer. Genre …). Et pourtant, avec « le peu » de cours que j’ai là, j’aurai déjà accumulé plus de 40 crédits ECTS au 1er semestre si je valide tout ! Sachant qu’il m’en faut 60. C’est vous dire l’intensité des cours ! Ca me permettra d’être plus libre et de prendre du temps pour voyager au 2nd semestre ! Autant vous dire que ça me motive pour travailler le 1er semestre !
Les cours et le travail personnel n’empêche, pour autant, en rien les sorties et les soirées qui nous sont proposées. Cela dit, on ne peut pas physiquement faire tout non plus ! Ni financièrement, d’ailleurs… Il faut choisir, jongler entre les soirées Erasmus, les après-midi intégration des sciences po, les diners inter-résidence, les inscriptions à gauche, à droite, les soirées sauna, les démarches administratives (oui, oui y’en a toujours une qui traine par-ci , par-là), les excursions à la chocolaterie, la visite du parlement, les croisières à Tallin, à Stockholm, les « summer-cottages », les week-end culturels, le sport avec les collocs, les, les, les… et puis parfois aussi les cours ! Et le travail qu’ils demandent. Dans tout ça, faut aussi trouver le moyen de dormir et manger aussi.
Student’s life so hard as you can see !
